Je suis un sale gosse, un putain de stéréotype de merde qui entretient cette image. Peut être même plus que vous d'ailleurs.
Je me considère comme différent de vous, comme un original de la société alors qu'au fond je ne suis qu'un infime produit d'une chaîne de stéréotypes gigantesque.



Je hais les faux culs, les gens qui parlent derrière le dos des gens mais je fais de même. Je consomme tous produits traduisant les normes de la classe "look" à qui j'appartient. J'aime la musique, les fringues, les films, les gens, les habitudes et les livres qu'aiment seulement mon stéréotype.
Je consomme à n'importe qu'elle prix tant que ce produit illustrera ce que je suis irréellement, le symbole du stéréotype à qui j'appartient. J'ai un IPOD avec 30 GO que je ne remplirai jamais et que j'ai payé la peau du cul mais je le montre, je suis à la mode. Je porte du Volcom, du Blind, du Matix, du DVS, du CIRCA et du ETNIES pour ce que m'apporte la marque pour mon physique.
J'ai un blog avec 130 skyblogs préférés pour avoir un maximum de visites et un maximum de commentaires pour faire moins vide et plus ésthétique sur ma page. J'ai 45 amis sur ma page perso dont 30 dont je ne connais pas l'identitée mais ça fait bien d'avoir des "amis". J'ai MSN, je discute avec des centaines de gens, environ 70 sont des cybers-connaissances, 30 sont des supers connaissances. J'ajoute des contacts comme je mange mal. J'bouffe pas BIO, c'est trop chèr et trop chiant. J'bouffe pas MC'DO car je suis contre la mondialisation et je veux aider les p'tits africains oprimés et déprimés de voir cette hyper grande chaîne de production dévorer leurs peaux petit à petit.

Mais je déprime pour rien et je consomme du Coca-Cola devant Next, je perd mon temps devant Windows et Internet, je m'asphixie au NESTLE.Commes les chiens, ça me rend aveugle et ça me donne bonne conscience.
Je porte des keffiehs pour faire révolutionnaire mais jamais je ne me bougerais le cul pour lever ma main dans les rues, un dimanche après-midi sous la neige. J'ai des badges du Ché sur mon sac mais il ne fait que porter mes malheureux bouquins que je déteste. J'écoute du Punk mais j'ai pas de crête. Je chantonne du Tagada Jones mais le Cargo peut bien couler, la Bretagne c'est trop loin à pieds. J'ai pas le temps mais je suis contre la pollution. Je regarde la télé, je vomis mes déchets, j'aime pas le froid, j'aime pas les émissions sur les ours polaires, ça me fait chier. Je préfére les piscines chauffées ou regarder le TITANIC couler sur mon DVD pour toucher l'eau et les icebergs. J'aime le drame, la drogue, le sexe et la violence car en occident on se fait chier.
Je me plains de mon cas alors qu'au fond tout va bien. Je ne voterai pas Sarkozy, ce n'est pas à la mode. Le Pen, c'est pas dans les normes de mon stéréotype. Je suis pour l'immigration mais je n'accueille personne. Je suis désagréable. Je suis idiot, puéril, j'aime Jackass, les films d'horreur bien gore, les films pornos industriels, Requiem for a Dream.
J'ai un Dream mais j'y crois plus. Je fais des rêves gore ou érotiques, ça me permet de m'évader. Il doit me manquer ce genre de chose en réalité.

J'ai un piercing à la la lèvre, ça fait rebelle.
Je déteste les capitalistes, j'veux devenir commercant. Je me considére comme socialiste mais je suis insociable. Je suis littéraire, je lis le donjon de naheulbeuk en chiale sur L'herbe bleue ou Junk.
Je me suis mis sur Lolita Pell, tout le monde en parle mais je n'ai pas été trés emballé, j'vais quand même vous foutre un extrait: "Channel, pute, drogue, malheureuse, hypocrite, consomatrice, sexe, drogue, héro, salope, gatée, pourris, merde, drogue, malsaine, pourrie.." Ca le fait.
J'ai acheté Ken Park car c'est le seul film "porno" qui est vendus en grande surface artistique et que tu peux acheter sans rougir. J'aime les bérus car ils crient liberté et j'aime la liberté même si je n'y crois pas.
Quand je vois de belles filles, je baisse la tête et fuis alors qu'au fond je rêverais de les embrasser.
J'écoute du Punish Yourself, ça me fait penser à la drogue. Je m'évade. Je suis émotif, la moindre réflexion et je plonge. L'exitation me rend con. Je devient niaiseux et j'oublie tous le monde.
Je n'aime pas Diam's car ne fait pas partie des normes de culture de ma classe. Pourtant certaines de ses chansons sont jolies. Je n'aime pas les poufs pourtant elles baisent, je préfére les betteraves.
Je n'aime pas la soupe. Je suis contre la variété et j'écoute Nirvana, un groupe inconnu à but non lucratif.

Je n'aime pas les racailles commes les racailles n'aiment pas les métalleux commes les métalleux n'aiment pas footeux comme les footeux n'aiment pas les punks commes les punks n'aiment pas les fachos.




Je suis ou je ne suis pas vraiment,
Un vulgaire pion de la société.




Ecrit par Lobot0mie.

# Posté le mardi 05 août 2008 11:42

Modifié le mardi 30 décembre 2008 12:48

Conformisme.

Conformisme.











Quand je t'ai vu arriver, je ne t'ai pas reconnu.
Tes habits, ta démarche, ton allure, ton sourire,
Où les as-tu copiés ?
Cette façon de rejeter ton écharpe en arrière, d'enfiler tes gants, de poser le pied,
Tu l'as vu dans un magazine de mode.
Ce sourire, c'est celui d'une star de cinéma connue mondialement.

Mais toi, où es-tu ?

Tu répètes des jugements tout faits.
Tu rapportes des mots entendus ça et là.


Ton propre avis sur les choses, où est-il passé ?

La personne qui arrive quand tu te présentes,
Ce n'est pas toi.
Ce ne sont ni tes valeurs ni tes idées.
Moi je t'aime quand tu es simple et vrai,
Quand tu restes toi.

Cette personne qui s'est insérée en toi
Et qui t'a fait t'effacer, je la déteste.

Tu as des talents.
Cinq, deux ou un ... peu importe.
L'important, c'est que tu les découvres et que tu les fasses fructifier.
Les tiens, pas ceux du voisin.



Est-ce possible que de nouveau tu mettes ton écharpe à ta façon ?
Est-ce possible qu'un jour je m'émerveillerai en redécouvrant ton vrai sourire ?
Un jour peut-être mettras-tu enfin en valeur toutes tes qualités...
Et tu redeviendras toi avec les autres, qui t'aiment pour ce que tu es,
et non pas pour ce que tu voudrais être.

# Posté le samedi 26 juillet 2008 12:35

Modifié le mardi 30 décembre 2008 12:48













Existence résumée en de multiples répétitions pour une représentation qui n'aura jamais lieu.

# Posté le vendredi 11 juillet 2008 06:25

Modifié le mardi 30 décembre 2008 12:48

Retour à la case départ.
C'est assez frustrant de regarder en arrière. Voir qu'on à fait tout ce chemin pour en arriver là ; c'est-à-dire, à rien.
Avoir tenté plein d'expériences qui n'ont abouti à rien, avoir essayé par tous les moyens de l'avoir, Lui, le seul, l'unique, la personne que vous trouvez différente de ce monde de fous. Maintenant, vous savez que vous ne L'obtiendrez jamais. Vous refusez les encouragements de vos amis. Vous savez qu'Il ne vous aimera jamais. Qu'avec Lui, c'est sans espoir, qu'il ne se passera jamais rien.
Vous n'avez plus envie de souffrir en vous faisant de faux espoirs.
Pourtant, vous n'avez pas le choix. Soit vous vous illusionnez, soit vous crevez.
Sans Lui, tout est réduit au néant dans votre vie. Vous sentez votre c½ur vidé de tout sentiment. Vous avez un manque. Un besoin d'une odeur, d'un visage, d'un sourire bien particuliers ; tout simplement de sa perfection.
Mais c'était déjà comme ça il y a des années. Vous avez l'habitude.
Vous avez tout tenté pour L'oublier ; rien n'y fait.
Vous L'aimez. Lui. Seulement Lui. Uniquement Lui.
Votre rêve d'être aimée par Lui s'est répercuté sur d'autres personnes à qui vous L'avez identifié.
Ils Lui ressemblaient, du moins légèrement, parce-que personne ne pourra jamais l'égaler.
Mais rien, rien ne Lui fera jamais vous aimer ; Il ne vous aimera jamais, et le pire est que vous en êtes parfaitement consciente.
Pourtant, rien n'y fait. Vous, vous L'aimez. Vous avez envie de Lui donner tout votre être et toute votre âme.
L'aimer, c'est vouloir donner quelque chose que vous n'avez pas à quelqu'un qui n'en veut pas.
Et cela n'aboutira jamais à rien.
Sauf à un retour répétitif à cette case départ, après pris tellement de tournants dans votre vie que vous avez fini par tourner en rond.


[...]


# Posté le lundi 23 juin 2008 03:37

Modifié le mardi 30 décembre 2008 12:49


Ils ont des préjugés sur tout et n'importe quoi.
Ils parlent dans ton dos. Tu ne sais jamais ce qu'ils racontent sur ton compte, mais de toute façon tu clames haut et fort que ça ne t'atteint pas, pour ne pas te montrer encore plus faible que tu ne l'es, pour ne pas qu'ils en profitent. Même si au fond ça te blesse, tu garderas ça en toi.
Tu enfouis ça dans ta mémoire...

Ils se mettent tous contre quelqu'un d'autre. Tous contre un pour gonfler leur orgueil en le couvrant de ridicule. T'es content que ça ne t'arrive pas à toi mais t'as envie de leur crier qu'ils arrêtent. T'as envie de les casser.
Tu sais que cette personne en souffre, mais t'as pas envie de souffrir non plus, toi. Donc tu laisses faire, contemplant chaque jour quelqu'un qui s'effondre. Mais tu ne dis rien. Tu enfouis ça dans ta mémoire...

Tu te sens tellement seul. Tu commences à détester tout le monde. Toi aussi tu raconte des saloperies dans le dos des gens. Leurs manies t'énnervent, tout t'énnerve. Tu deviens une langue de vipère et t'aimes ça. T'as juste peur que ça te retombe un jour dessus, mais tu t'en fous, au point où t'en es, tu peux bien essayer d'oublier une chose de plus.
Et t'enfouis ça dans ta mémoire, tiroir sans fond dans lequel tu crois que tu peux tout fourrer. Sauf qu'il commence à déborder, et tu sais qu'un jour il va finir par exploser.
Tout va resortir tellement le fait d'avoir été piégé dans un tourbillon de cruauté et de mensonges t'insupporte.

Certaines personnes commencent sérieusement à te manquer. Mais t'oses pas leur dire. Tu penses qu'ils te détestent; t'as peur de leurs réactions. T'as envie de gueuler à ces personnes que tu les aimes. Tu te sens comme un corps avec le coeur en moins.
T'as envie de faire tes bagages et de voyager à travers le monde, de goûter à la liberté. T'as envie de déborder de bonheur.
Pourtant en ce moment t'es débordé de stress, t'as les nerfs à vif, tu pleures pour un rien, t'aimes écouter des chansons déprimantes, et surtout, tu ne peux plus blairer aucun de tes potes tellement tu les trouves cons.
Il ne te reste plus que ton ordi pour dévoiler tes sentiments. Et tu te sens tellement lamentable...

# Posté le mardi 27 mai 2008 13:38

Modifié le mardi 30 décembre 2008 12:49